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La République Démocratique du Congo fête son 63 ème anniversaire de l'indépendance

  • PAE SUD-KIVU ASBL
  • 1 juil. 2023
  • 3 min de lecture

C'est l’indépendance du CONGO, mon pays, très cher et beau pays, la République démocratique du Congo, son 63eme anniversaire : 30 Juin 2023.

La république démocratique du Congo s'étend de l'océan Atlantique, au plateau de l'Est, et correspond à la majeure partie du bassin du fleuve Congo, véritable colonne vertébrale du pays. Grand comme quatre fois la France, quatre-vingt fois la Belgique, une fois et demie plus grand que le Québec (Canada), ou encore grand comme la partie des États-Unis située à l'est du Mississippi, c'est le 11e État du monde par sa taille avec ses 2 345 409 km2.

Le territoire de la république démocratique du Congo était anciennement peuplé uniquement par des chasseurs-collecteurs, peut-être en partie les ancêtres des peuples pygmées actuels. Vers la fin du Moyen Âge, différentes populations, alors organisées en chefferies, s'édifient en royaumes (luba, kuba, lunda, kongo, etc.) qui, pour certains, voient leurs apogées correspondre aux premiers contacts avec les Européens du XVe siècle. . Les royaumes sont plutôt le résultat d’unions temporaires de différents regroupements de villages de même langue pour se défendre contre une ethnie voisine.

La traite des noirs

La traite des noirs sur la côte occidentale, du XVe au XIXe siècle, s’étend jusqu’à l’intérieur du continent et correspond, avec le commerce de l’ivoire, à l’essor économique ou au déclin des différents royaumes. Sur la côte occidentale, elle prend fin au milieu du XIXe siècle. Par contre, à cette époque, à l’est du pays, aujourd’hui Ituri et Kivu, les Arabo-Swahili, venus de Zanzibar, ne se contentent pas d'acheter les esclaves aux indigènes, ils fondent des sultanats. Les Européens se limitèrent aux régions côtières du pays jusqu’à la moitié du XIXe siècle. Les richesses abondantes (caoutchouc, ivoire, mines, etc.) du Congo incitent la couronne et les compagnies concessionnaires à entreprendre l'exploitation brutale de sa population. Celle-ci diminue de moitié entre 1880 et 1926, au point que certains historiens désignent cette période comme un « holocauste oublié ». Pendant cette période, le travail forcé, les corvées excessives imposées aux indigènes pour la production du caoutchouc imposaient une mort prématurée aux négres.

Passage de l’EIC au Congo-Belge

En 1908, le parlement belge, qui avait soutenu par des crédits et par l'envoi de troupes l'entreprise de colonisation du roi des Belges, accepte le transfert du Congo à la Belgique à la suite notamment de certaines critiques de la presse anglo-saxonne concernant la gestion des représentants du roi au Congo. Léopold II, roi des Belges, cède l’EIC à la Belgique, qui administre la colonie sous le nom de Congo belge jusqu'à son indépendance. Au moment de l'indépendance du pays, le roi des Belges se rendit en personne à Léopoldville (future Kinshasa) pour assister aux cérémonies consacrant la fin de l'union coloniale entre la Belgique et le Congo, et marquant la naissance sur la scène internationale de ce nouvel État francophone (langue officielle) d'Afrique.

Défis

La république démocratique du Congo est l’un des pays les plus pauvres du monde, une grande partie de sa population vit en dessous du seuil de pauvreté et fait face à des inégalités très marquées malgré ses multiples et diverses richesses. Cette situation s'explique surtout par les différents conflits aux effets dévastateurs qu'a connus le pays, qui reste dépendant de l'aide internationale. L'indice de développement humain de la république démocratique du Congo est extrêmement bas. Les violations des droits de l'homme, résultat des conflits armés, en particulier des enfants et des femmes, ont des répercussions très profondes au sein des populations. La pauvreté se manifeste aussi par la malnutrition qui touche plus des femmes et des enfants.

Cette situation a engendré d’une part la formation de nombreux groupes vulnérables (réfugiés, orphelins, enfants déscolarisés, enfants dans la rue, enfants soldats) qui manquent de soins et de nourriture et d’autre part elle a gangréné la société congolaise qui est caractérisée aujourd’hui par la corruption, l’absence de la classe moyenne, une économie extravertie et autres maux.

La date du 30 juin reste une occasion pour tout congolais de réfléchir sur l’histoire et l’avenir de ce cher et beau pays.


📝 Flavien NGWENWA

Jeune reporter ville de Bukavu

 
 
 

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